Mercredi 8 juillet 2009 à 19:22

Non. Pas les petits pervers. Les autres...

Voyez-vous, j'ai appris, il y a peu, que j'avais la particularité de ne garder que ce qui est bon. Comment vous dire ?

Quoiqu'il arrive, qu'un évènement tourne mal ou pas, je garde en souvenir uniquement ce qui m'a plu, mis à l'aise, ce qui était bien. Et même si c'était une situation disons malfaisante j'arrive à en récupérer des souvenirs bienfaisants. Allez savoir pourquoi ou comment, je ne sais pas.

Ainsi, il se dégage toujours un côté optimiste de tout ce qui m'entoure, poussant parfois au cynisme ou tout autre humour noir, qu'on pourrait qualifier de barrière défensive si on cherche à pousser plus loin la psychologie. Bref, je ne vois pas d'intérêt, pour moi, à aller vers quelque chose d'inconfortable. C'est pour cela, je pense, que dans le fond j'aime tout le monde. Bon, c'est peut-être un peu fort alors disons que, dans le fond je ne déteste personne. Il y aurait peut-être certes une exception qui confirme la règle, mais c'est une autre histoire...

Mais je suis bien conscient que des personnes puissent, de leur côté, me détester ou plutôt ne pas m'aimer. Et je trouve remarquable que ces personnes puissent d'une manière ou d'une autre me montrer qu'ils ne m'aiment pas. Je trouve qu'ils ne font que perdre leur temps plutôt qu'autre chose, à leur place, je m'ignorerai. Je n'ai jamais tué personne...

Ce que je trouve encore plus remarquable, c'est qu'on me lance des petits pics, dans l'espoir, sans doute, de me faire dépérir et que je me laisse mourir dans mes excréments, de façon anonyme (il faut suivre). Pas même subliminal. Pas une petite trace de l'auteur ou un rappel de ce que j'ai pu faire de mal à la personne. Car, oui, il est fortement probable que j'aie pu blesser certaines personnes, volontairement ou non, mais j'ai le souci d'oublier tout ça. Et qui dit que le mal n'était pas mérité ?

Bref, en clair, on m'attaque de tous côtés, sans vraiment avoir pourquoi et surtout qui m'attaque. C'est sournois. J'ai l'impression de me retrouver les yeux bandés dans un guet-apens. Le côté positif c'est que ça me donne sujet à écrire, et à réfléchir (dans le bon sens du terme)...

Alors vous voilà baisés, vous, qui vous cachez sous les jupes de vos mères au lieu de venir me dire en face quel est votre problème avec moi. Je pense bien que dans le fond je ne suis pas si méchant que cela. Ou en tout cas je veux le faire croire. C'est pas pour rien que je suis un Sombre Bâtard...

Mardi 7 juillet 2009 à 16:43

Il pleut. Il y a même de l'orage, dehors et dans mon coeur. C'est pas mon style de dire ça, j'suis plutôt du genre à dire que l'amour est comme le sable : ça file entre les doigts.

L'amour c'est un peu un style de vie. Ou une écorchure en se promenant dans les bois. J'aime ça, me promener surtout quand il fait chaud et qu'il pleut.

J'me suis mis à croire en Jésus. J'l'ai rencontré l'autre fois, sous un nuage. Jésus c'est un peu le reflet de chacun d'entre nous. J'dis ça juste pour ne pas dire que Jésus était mon propre reflet. Alors de là à dire que je suis Jésus, pourquoi pas ?

Mais l'eau qui coule ne s'arrête pas là. Ça revient à dire que si on veut tenir l'amour entre ses doigts, faut y mettre du sien, quitte à se que les larmes coulent. Ça paraît plus solide comme ça. C'est comme pour conserver un bon cigare, il faut un minimum d'humidité.

On verra bien ce que ça peut donner, avec le temps. Quoique, comme référence on pourrait être pessimiste, puisqu'avec ça tout s'en va. L'humidité, le sable, les cigares, Jésus, l'amour...

C'est pourquoi on peut toujours espérer. Après la vie, il y aura toujours quelque chose, la mort ou d'autres vies, même si on participe plus, ça continue, mais nous, au bout du compte, on s'en fout, on ne fait juste que passer, comme le temps. On passe et on s'en va. Ailleurs. Pourquoi nos vies ne seraient pas qu'un passage dans chaque univers. Il y en aurait des infinités. Une infinité de vie qu'on se créé et qu'on réinvente. Histoire de faire des films ou de jouer à jeu de simulation.

Non. Ceci est le mot qui s'oppose à ma pensée. Histoire de poser une certaine contradiction dans ce que je dis pour m'éviter de tomber dans l'absolu certain. Alors qu'au fond de moi je crois évidemment n'importe quoi. Comme je crois à n'importe quoi : l'amour, Jésus. Si je reste sur mon opinion de ne croire que ce que je vois, je crois n'importe quoi en effet. L'amour je ne l'ai jamais vu et pourtant avec Jésus on a parié là-dessus. Mais quand je dors je vois des choses, parfois des choses qui ressemblent à l'amour et l'amour ne me frappe pas au visage quand je me réveille, non, il reste planqué dans mes rêves, dans ma tête...

Je ne pourrai pas croire que j'ai quelque chose dans le crâne, j'y vois que dalle...

Ah, et j'ai beau penser à tout ça, je ne fais que penser à autre chose. Enfin, chose, c'est pas très sympa, mais c'est mon côté mystérieux qui fait que je ne veux pas tout dévoiler. Et là on pourrait se poser la question quant à mon avenir. Que fais-je ici si je n'ai rien à dévoiler ?

Mais je ne me dévoile pas forcément comme on pourrait l'entendre au premier abord. Je ne critique pas ceux qui aiment leur chat. On a chacun une façon particulière de se dévoiler. Que dalle...

Mais ça j'en parlerai bien autour d'un verre, face à face, face au monde. Quand on y repense même si on peut se sentir soutenu par des gens qui nous aiment, on se retrouve toujours seul à un moment ou à un autre. Facile, face à la mort. Ce n'est pas en retenant mon bras alors que je sombre dans les gouffres du trépas que j'vais réussir à remonter la pente. A moins d'avoir un coup de pouce de Jésus, mais on serait tenté de dire que c'est un tricheur. Fils de Dieu, ça se trouve pas dans tous les coins de rue. Non, évidemment, fils de Dieu, ça reste chez soi à jouer au solitaire et à compter les hommes qui défilent à la fenêtre. Pas de pitié pour les sauveurs...

Tout ça pour dire qu'il est important d'évacuer ce qui trotine dans nos petites têtes, à quoi bon risquer la surcharge, c'est comme se retenir d'aller pisser, c'est pas bon...

Mais ce n'est pas maintenant que je vais commencer mon récit auto-biographique. Ma vie, même si elle est insignifiante comparé au reste de l'univers, ne s'arrête pas là, et je vous ferai l'affront de continuer à dire ce genre de propos, car si cela vous déplâit vous pourrez laisser traîner votre curiosité vers d'autres horizons.

Et je prie, et je prie pour être enseveli de sable...

Lundi 8 juin 2009 à 19:59

J'étais en train de cartonner. Et quand on cartonne on passe plus de temps à relire de vieux souvenirs retrouvés derrière la bibliothèque ou sous un tiroir de bureau. En triant mes vieux cours, j'ai retrouvé un vieux papier sur lequel est écrit  "Mémoires". Ah. Déjà ?

Rien de plus spectaculaire, voire d'original qu'une chaise soutenant moins de trois fesses, en chaque fesse gît les corps inertes de pauvres âmes lynchées par le désespoir d'une vie terminée. Terminée sans à peine avoir eu le temps de vivre. Vivre sans avoir eu la peine de naître. "Même pas vingt et déjà bâti comme un mulet" Les citations sont monnaies courantes dans ce domaine. La peine de chacun se noie les yeux limpides d'une fille aux joues timides, pourtant se noyer dans un verre d'eau n'est que le fruit d'une imagination sans graine. Les graines ne poussent pas sur les fesses supportées par une chaise. C'est là que le souvenir de ses vingt ans se fait lointain. Car dans la recherche personnelle du bonheur de chaque fesse n'est construite que par le ravin qui les sépare. Mémorisons cette partie pour oublier la prochaine. Souvenir de l'oubli. On oublie ses souvenirs une fois oublié dans le souvenir. Et dans chaque quête, la pièce ne sera rendue qu'une fois au moment opportun. Ce moment, bien souvent sous une pluie pleine de charme, souvenez-vous de cette pluie, oubliez la monnaie. Cette pièce de gaieté n'est que le souvenir d'un mauvais moment passé. Tout ce qui commence finira un jour par fini, forcément le commencement n'as pas de fin tant que la fin ne se fait pas sentir sauf quand on sent le début de la fin commencée. Comme quand on se souviendra qu'au début il n'y avait rien.


Ça tient sur une page. Le reste est vide...

Deux jours de cartons et à peine deux cartons remplis. Espérons qu'une fois les souvenirs balayés, le reste s'annonce plus rapide. Mais reste souvent la question : Aurais-je besoin de ce truc inutile là-bas ? Le petit clown en porcelaine pourrait faire bien au bord de la fenêtre histoire de repousser le vieil alcoolique, quoique il en protégera également un autre...

Je ne pars pas loin, en effet, je serai à une heure de train. Pas de panique.

Malheureusement, malgré tout cet entrain, ce renouveau, ce départ pour l'aventure, je sens un mal m'envahir. Combien de temps tiendrai-je le coup ? Est-ce la malédiction de l'année en 9 ? Ou le signe d'une renaissance ?

Aaaaaaah...

Jeudi 14 mai 2009 à 21:06

Top Chrono. Je suis un aliment à la fois ferme et tendre. Je fond sous la langue mais mes relents son désagréables. Je vis généralement au coeur de différentes plantations hallucinogènes. J'aime la chaleur du soleil et les gouttes de pluie. Je suis un met rare et on m'apprécie énormément pour mes bienfaits nutritionnels. Nombre de chamans ou autre sorciers vaudou m'ont utilisé pour mes pouvoirs guérisseurs. Je peux être jaune, vert, noir ou tout cela à la fois. Qui suis-je ?

Sur une double copie, sans double sens, en évitant les doublons, écrivez sans regarder et en quelques lignes seulement l'histoire de votre vie, vous pouvez occulter la période pré-adolescence...

Me voilà à nouveau sur Terre après plusieurs mois de coma. Tout ce qui m'était solide n'a pas quitté la terre ferme, bien planté au milieu du jardin à attendre une foudre du tonnerre. Mais tout ce qui m'était abstrait est parti un temps, voire deux temps, en trois mouvements, vers d'autres horizons, cela ressemblait beaucoup à la Belgique ou à quelques planches de bois, mais n'entrons pas dans les détails cela risquerait d'être superflu...

Grâce à Dieu et grâce à son fils, autrement dit, grâce à la seule volonté qui incarnait mon esprit, j'ai pu rejoindre, sans effort, la terre promise que j'avais juré de ne pas mettre le pied. Mais un soir, pour me défouler, je suis parti faire le tour du quartier en petite foulées pour revenir la cheville foulée. Serait-ce la foule qui encombre mon quartier ? Ou le désarroi de mes pieds qui ne se sentent plus marcher ?

Quoiqu'il en soit, après maintes traversées au pays des vertes années (Nid d'Guêpes), après plusieurs passages de toiles d'étoiles, couvertes, grises ou claires et scintillantes, j'ai de nouveau caressé le rêve de vivre dans une tour géante qui rappelerait la construction mythique de la tour de Babel, histoire de toucher le ciel, un peu plus près des étoiles, au jardin de rivières et de gens...

Grâce à moi, sans chercher à me faire prier, des autochtones ont pu trouver la voie de la Sagesse. La voie pavée qu'on entendit surgir telle une épave dépravée. Ou serait-ce dû à ma voix cassée ? Que sais-je ?

Que sais-je ?

Mardi 3 mars 2009 à 22:08

Un amour TGV. Comme une scène de baise au fond de la cuvette. Entre deux gares, entre deux fesses. S'accomplit le fait inaccompli d'un rêve sans saveur. Les envies n'envient pas le voyage de fortune importunée par ces bruits désespérés et se cachent les aboiements des chiens chaleureusement hébergés entre deux rames. A ramer au fond de la misère, une image suave retrace le fil du temps dans un corps sans esprit et abandonné au pied d'un arbre. C'est à grande vitesse que cet acte s'achève, une histoire doublée de cris sans issue suintant de paysages en plein voyage de ces trains qui poussent et repoussent en ne gardant que l'odeur d'un brin d'herbe arraché et perdu au milieu d'un champ de blé...

Sans transition...

Il est un fait remarquable qui s'applique à chacun de mes voyages. Lorsque je pars de chez moi vers un village vacances, de la famille, des amis, des connaissances, voire pour un voyage professionnel. Je pars avec une certaine excitation, un engouement qui me permet d'abandonner ma résidence principale sans aucun scrupule. Quand je ferme la porte à clé et que je me dis que je n'ai rien oublié, à quoi bon je m'en fous même si j'ai oublié quelque chose, l'important est de partir.
En route, j'entends par là que ce soit en bus, en train, en voiture ou à pieds, je garde cet engouement, je néglige les petits détails : "j'ai oublié ma pince à épiler" "Mes pantoufles ne sont pas rangées dans le placard à chaussures" Mais le fait remarquable est qu'à peine arrivé, à peine un pas fait sur la nouvelle terre, je n'ai qu'une envie : rentrer chez moi. Retrouver mes pantoufles et mes soirées canapés à regarder des chaînes cinémas en buvant un bon whisky et fumant un bon cigare. J'ai envie de retrouver mon lit et mes deux oreillers et une musique en fond pour mieux dormir. Je veux retourner dans ma baraque et reprendre mes vieilles habitudes de merde sans qu'on vienne m'emmerder.
Pourtant là où je vais je passe toujours un bon séjour, si on ne compte pas les voyages désastreux, les faux-plan et les déceptions. Dans ces cas-là l'envie de repartir est légitime. Je dois donc pendant ces voyages laisser place dans ma tête à un combat acharné pour me forcer de rester et de profiter de l 'instant présent. Et enfin, le retour, je n'ai rien à dire, la même excitation qu'au départ sauf qu'en rentrant chez moi je m'emmerde à faire tout le temps les mêmes choses, les soirées canapés et la musique au fond du lit...

Bonus...
Dernier Verre

Le voile se lève sur un fond blanc
L'heure d'une trêve entre les deux clans
D'un destin sans avenir
A la rareté d'un soupir
Une toile se tisse entre deux amants
Et leurs âmes s'unissent pour un temps
D'un rêve qui s'achève
A une vie inachevée

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